Une fois de plus Familles de France, une associaiton regroupant tout ce que l'on peut trouver d'extrémistes en matière de bonne conscience, "découvre" que des choses affreuses menacent les enfants dans le monde obscure des jeux vidéo.
Cette fois-ci la cible est le jeu, ou plutôt l'univers en ligne de Second Life. Cet univers se veut technologiquement parlant le plus "open" possible, c'est-à-dire que toutes les tendances, culturelles ou sociales, puissent y être représentées. Et bien, vite, faisons peur aux familles de France, attention, Second Life est un jeu ou l'on trouve pèle mèle, scatophilie, scènes de viols, zoophilie, sans parler des connexions vers des réseaux pédophiles organisés. Suffit-t'il d'énoncer de telles aneries pour qu'elles soient vraies ?
Bien sûr que non ! Croyez-vous que les responsables du jeu ne sont pas les premiers concernés par les tentatives de détournement de leur univers, et qu'ils soient là pour causer le plus de dommages possibles aux jeunes joueurs ? Il faut arrêter de diaboliser n'importe qui et n'importe comment. En outre, si les informations accessibles via Second Life sont condamnables, il faut les considérer au même titre que n'importe quelle information diffusées illégalement, c'est-à-dire, définir la nature stricte de l'information, qualifier le niveau d'illégalité qu'elle représente, et mener une action ciblée en conséquence. Les lois sont faites pour être appliquées, se servir des jeux vidéo, ou des univers en ligne pour épouvanter le bon peuple et récolter des adhérents et une pratique dont on pourrait également critiquer les fondements idéologiques.
Comme la société Linden Lab qui exploite le site Second Life est américaine, FdF décide d'attaquer en responsabilité subsidiaire les Fournisseurs d'accès français, qui permettent "techniquement" d'accéder à Second Life. Ils devraient également attaquer les fabriquant de modems, car il est évident que sans eux, rien ne serait possible, et puis aussi CISCO qui véhicule tout cela à travers l'Océan Atlantique... Ils vont jusqu'à pousser le bouchon un peu plus loin en reconnaissant que la plupart des FAI font l'effort de mettre à la disposition de chacun de système de filtrages, mais que les utilisateurs sont souvent trop inexpérimentés pour les activer.
En tout cas, le président de l'AFA a clairement signifié qu'il était hors de question que les FAI se mettent à bloquer tel ou tel site... Tout acte volontaire allant dans ce sens ferait de fait des FAI des gendarmes du net, ce qu'ils ne sont pas et n'ont pas nature à devenir.
Une version plus "adolescente" de Second Life existe, réservée aux 13-17 ans, elle se nomme tout simplement Teen Second Life.